Extrait des Belles Flagellantes de New-York

De BiblioCuriosa.

Extrait de / Excerpt from : Les Belles Flagellantes de New-York.


Au bout de quelques minutes, la porte s'ouvrit, et je vis entrer une dame superbement vêtue de soie noire et portant à la main deux longues et fortes verges.

Je reconnus, sous cette toilette nouvelle, l'adorable Nelly Lamb, et les verges redoutables qu'elle tenait à la main ne me laissaient aucun doute sur ses intentions. Je remerciai, du fond du cœur, la jeune femme intelligente et avisée, qui comprenait si bien mes tortures, venant me secourir au moment opportun.

— Maintenant, cher ami, me dit-elle, je vais vous fouetter sévèrement ; couchez-vous là sur la banquette.

Je m'allongeai sur le meuble indiqué, sans prononcer une parole, impatient de sentir enfin de fortes verges sur ma chair enflammée. Les deux coussins superposés, pratiquement fixés au banc, tenaient le milieu du corps surélevé, exposant, à la caresse des verges, la partie charnue, tandis que le haut du corps et les jambes tombaient en pente de chaque côté. En un tour de main, je fus immobilisé sur la banquette au moyen de fortes courroies, assujetties aux bons endroits, au-dessus de la taille et au-dessous des cuisses ; puis, avec des cordelières de soie, ma reine m'attacha les mains et les pieds aux poignées de cuivre qui se trouvaient aux deux extrémités du meuble. Je râlais de bonheur rien que de me sentir en la puissance de ma déesse, statue vivante et ange de beauté.

Elle saisit une des verges et mille délices inondèrent ma chair assoiffée ; mille étincelles incandescentes piquaient et brûlaient ma peau. Ce n'était plus la soyeuse caresse dont elle m'embaumait, tandis que je m'enivrai au goût et au parfum de ses pieds de marbre rose. La souple verge fouettait, cinglait et bondissait, élastique, m'arrachant des gémissements. Oh ! la divine sensation de ces coups fermes et droits, incrustant dans ma peau leurs brûlantes piqûres. J'admirais l'adorable flagellante qui déployait sa force avec une grâce infinie. Elle était merveilleusement belle dans ce costume que je ne lui connaissais pas, et qui transformait la statue hellène en une altière femme du monde, d'une distinction et d'une grâce suprême... Je suffoquais de bonheur, joyeux et fier de sa puissance, trouvant que ses coups n'étaient jamais assez forts pour sa sublime beauté.

S'animant, sous la chaude action de l'effort, sa verge se mit à siffler, s'abattant sur ma peau, qui vibrait sous l'attaque.

Je gémissais et me tordais sous la verge élastique qui fouettait raide, maniée d'une main sûre, et ses pointes s'étalaient en éventail sur toute ma chair rebondie, la couvrant de morsures et de flammes.

Libéré de mes liens, je me jetai sur les mains de l'enchanteresse, les dévorant de baisers fous.



Texte intégral avec l'illustration en format PDF en vente chez Eros-Thanatos