Extrait de Les Esclaves de John Krissler

De BiblioCuriosa.

Extrait de / Excerpt from : Les Esclaves de John Krissler.


La Princesse eut un sourire de triomphe satisfait.

Elle se souleva à demi et commanda :

— « Colette, ici ! Nous allons prendre un peu d'exercice ; apporte vite la cravache ! »

La petite ne se fit pas prier. Et comme sa maîtresse sortait nue et radieuse de sa couche, elle se prosterna devant elle, lui baisa longuement les pieds, caressa de ses lèvres, les jambes jusqu'aux cuisses, et, voulut s'attarder comme la veille.

Mais la Princesse la repoussa et commanda :

— « Non, non Colette ! Après ! Je veux d'abord te fouetter ! »

La jeune fille présenta alors la fine cravache et se glissa entre les jambes de l'aimée. Très vivement, la Princesse frappa de la lanière, tout le corps de Colette, depuis les mollets jusqu'aux épaules.

Quand le dos et les fesses furent entièrement zébrés de longues rayures sanglantes, la Princesse relâcha son étreinte. Elle commanda à son esclave de se coucher sur le dos afin de s'offrir de face aux lanières. Puis, elle s'assit sur le visage de Colette, et frappa de toutes ses forces la poitrine et le ventre.

Mais, la jeune fille, le visage écrasée par la chair aimée, avait immédiatement trouvé la voluptueuse source désirée. Elle y appliqua ses lèvres frémissantes, et au bout de peu d'instants elle put entendre sa maîtresse doucement gémir, cependant que les coups de lanières se ralentissaient pour s'arrêter soudain.

Alors, la Princesse se leva pour se recoucher près de son esclave, dont elle étreignit le corps sanglant. Puis leurs lèvres se rencontrèrent et s'unirent dans un baiser prolongé, jusqu'au moment où brisées, elles desserrèrent leur étreinte, pour retomber inertes sur les coussins maculés de sang.

Jamais la flagellation n'avait parue aussi délicieuse à Colette. Tous ses sens avaient vibré à l'unisson, volupté et douleur se confondant dans une parfaite unité. Aussi, fut-elle remplie de joie, quand la Princesse Kaïdja lui déclara que désormais, elle adopterait cette façon de la fouetter, à l'exclusion de toute autre.

Alors, Colette se prosterna devant sa divine maîtresse, lui prit un pied qu'elle baisa longuement, et le posa ensuite sur sa nuque, en signe d'humble soumission et d'amour.



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