Extrait de Les Aventures de Chérubin

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Extrait de / Excerpt from : Les Aventures de Chérubin.


Théodore se trouva tête à tête avec sa jolie conquête, à qui un mensonge adroit laissait à peu près trois ou quatre heures de liberté.

Représentez-vous quelle dut être l’ivresse de l’heureux Théodore, en serrant entre ses bras, en pressant contre son cœur la jeune et intéressante vierge qui venait se livrer à lui. Ses lèvres brûlantes se joignirent à celles de son amante. Sa langue amoureuse chercha celle de Cécile, qui, les yeux chargés d’un nuage de volupté, se laissa mollement aller dans les bras de Théodore.

Il la porta sur un lit élégant, qui n’était pas la pièce la moins nécessaire de l’appartement. Il eut bientôt vaincu la faible résistance que lui opposait la pudeur mourante de Cécile. Il la débarrassa de ses vêtements, et jusqu’à sa chemise, tout lui fut enlevé.

Théodore, bouillant d’ardeur, travaille de son côté à se mettre dans le costume de notre premier père.

Je vais profiter du temps qu’il emploie à se déshabiller pour tracer rapidement les beautés de Cécile.

Dieux ! quel spectacle enchanteur ! quelle richesse et quelle pureté de formes ! Les yeux à demi fermés et recouverts par son bras gauche, elle était étendue sur le dos ; ses jolis petits tétons, haletants de désirs, semblaient avoir acquis plus de perfection que la première fois. Le délicieux bouton de rose qui en faisait ressortir l’extrême blancheur paraissait s’efforcer de sortir de son enveloppe de neige et inviter les lèvres amoureuses de Théodore à y pomper l’ivresse de la volupté. Un ventre, des hanches telles qu’on peut les supposer à la jeune Hébé ; mais ce qui, surtout, fixait les regards, c’était cette toison charmante, dont le noir éclatant contrastait d’une manière si piquante avec le blond cendré de ses beaux cheveux.

Elle n’était pas encore aussi fournie qu’elle promettait de l’être un jour ; mais son peu d’épaisseur offrait un spectacle encore plus attrayant, un spectacle fait pour porter le délire dans l’âme la plus indifférente aux plaisirs de l’amour.

A travers ce jeune taillis, on apercevait une fente dont l’extrême petitesse prouvait la fraîcheur et la virginité. Cécile, qui, par son attitude, avait les fesses à demi écartées, laissait apercevoir l’intérieur du sanctuaire, où brillait l’incarnat le plus vif.

Un léger mouvement convulsif qui agitait le ventre et les cuisses de la jolie victime démontrait assez qu’elle jouissait par anticipation des plaisirs qu’elle allait connaître avec un peu plus d’étendue.

Le spectacle enivrant de tant de charmes avait mis Théodore dans un état voisin de la fureur.



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