Extrait de Histoires de jeunes filles

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Extrait de / Excerpt from : Histoires de jeunes filles.


Debout contre la porte, Olga avait une de ses mains sous sa robe de chambre et empaumait son sexe. Jamais elle n’avait été émue à ce point. Cette fois, elle allait assister, et de tout près, à l’étreinte de l’homme et de la femme. Ils allaient se prendre sous ses yeux et elle jouirait du même bonheur, au même moment. Elle triturait son sexe, jambes écartées, prenant plaisir à patauger dans cette mouillure qui ne cessait de fleurir. Son clitoris exigeait des caresses, elle avait mal aux seins, mal au trou. Tout son corps fourmillait de lascivité et aussi du désir des débauches inavouables dont elle rêvait parfois.

Avec une agilité stupéfiante, l’homme se déshabilla et se dirigea vers le lit. Sous ses paupières baissées, Catherine lui coula un regard avide. Il était terrifiant de puissance animale. Ses muscles saillaient, les veines de son cou étaient gonflées, ses flancs semblaient durs comme de la pierre.

Projeté dans une tension extraordinaire, son désir arqué s’avançait comme une menace impétueuse.

Catherine l’attendait...

Il se pencha vers elle, lui pétrit les flancs. Mais déjà elle avait atteint le paroxysme sublime de son ivresse, et elle guida le désir de l’homme vers le brasier charnel qui la consumait...

Elle ferma les yeux sous le choc prodigieux de l’inconcevable volupté qui fonçait en elle avec une violence sauvage. Elle s’agrippa aux énormes épaules de l’homme, se contracta tout entière autour de la colonne foudroyante qui embrasait son être. Avec un cri sourd, elle chavira dans le gouffre infini de son plaisir.

Au même instant, derrière la porte, Olga s’était également fait jouir. Elle avait suivi, à l’aide de son doigt, de ses mains crispées sur ses seins, la lente progression du baiser du couple. Elle avait gémi avec Catherine, s’imaginant avec une certaine perversité que c’était elle qui recevait l’homme en elle, que c’était sur elle qu’il pesait tout son poids, que c’était en elle qu’il jetait des flots impétueux de sa semence.

Lorsque la jeune fille avait pu regarder l’étreinte simultanée de Suzanne et de sa sœur, elle avait pu mesurer toute la beauté de cet accouplement contre nature et incestueux. Mais ceci était d’une beauté surhumaine. Plus rien de doux en ces corps amalgamés, frénétiques, tordus comme des ceps de vigne. Avec un homme comme cela, aussi puissamment armé, l’amour devait être féroce. Mais quelle jouissance...

Du coup, Olga négligeait les caresses. Désormais, elle partirait à la recherche d’un mâle, semblable à celui qu’elle avait sous les yeux. Elle voulait cette même verge monstrueuse en elle, dans ses chairs blessées et écartelées, ses mains crispées sur les muscles du dos...

Devant elle, sur le lit, le couple s’alanguissait, puis, après quelques instants, l’homme se retira du ventre de Catherine toujours aussi monstrueux, toujours érigé. Son sexe dessinait une courbe parfaite depuis son bas-ventre jusque au-dessus de son nombril, et il était tellement serré que son gland sortait, violacé et brillant, du fourreau descendu en bourrelet.

Catherine tendit la main vers l’objet. Elle l’entoura de ses doigts et le secoua à petits coups rapides tandis que l’homme se mettait à geindre.

— Encore une fois, Catherine, dit-il, encore une fois...

La femme n’eut même pas à desserrer les jambes. Il la reprit telle quelle, le ventre pollué de son plaisir précédent, les cuisses poisseuses...




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