Extrait de Croqueuse d’hommes

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Extrait de / Excerpt from : Croqueuse d’hommes.


A la chambre de Stanislas, elle le fit asseoir au haut d’un divan, s’étendit en travers, la tête sur ses cuisses, et le pria de relever une jambe et de la tenir au-dessus de son cou.

Une joue sur une de ses cuisses, face à face avec la queue, son joli visage semblait émerger de dessous la jambe relevée, sa fine tête souriant, elle murmura :

— Stani, tu éprouves déjà, tu raidis, et je n’ai pas baisé.

Il appuya la jambe levée au-dessus du cou, et dit :

— Irène, elle pourrait t’étrangler.

— Tu ne le ferais pas, tu as trop envie du plaisir que tu attends de ma bouche.

Elle approchait peu à peu la tête, la bouche entr’ouverte, la joue chatouillant les chairs de son mari, les lèvres frôlèrent les couilles.

— Irène, dit-il dans un souffle, qui t’a appris ces petits actes, devenant par ton jeu des poèmes de volupté et de vertige ?

Elle ne répondit pas ; elle avait glissé la tête au plus bas, ne l’appuyait plus sur la cuisse ; sa caresse en humectait le gras ; la bouche se collait à l’entrecuisses, au-dessous des couilles, le visage se glissait sous la jambe relevée, qu’elle faisait reculer ; une de ses mains se porta sur la queue, elle l’abaissa malgré l’érection qui la redressait, et l’extrémité de cette queue, elle l’amena vers sa bouche dont elle effleura à peine les lèvres, pour remonter dès que la main l’eût lâchée.

Elle se tenait maintenant à demi-tournée, la bouche passant de l’entrecuisses à l’expiration des fesses ; elle se reculait peu à peu, relevait le front, les lèvres couraient sur les couilles, parvenaient à la naissance de la queue, la longeaient sur tout le parcours, la tête reprenait possession des cuisses, une main ressaisissait la queue, la dirigeait vers la bouche, et doucement la queue s’enfonçait dans cette bouche extatiquement ouverte, qui se refermait sur elle ; le suçage lent, mignard, envoûteur, se déroulait, excitant de plus en plus le bandage chez Stanislas, écroulé sur les reins, livré à la mangeuse d’hommes, qu’était sa femme.

Comme un serpent, Irène agitait les courbes de son corps, abandonnait durant une seconde la queue, grimpait sur le ventre, sur la poitrine de son mari, hissait la tête contre la sienne, posait les lèvres sur les siennes, et disait :

— Baise ce qui te baise, prouve que tu m’aimes toujours.

Les lèvres de Stanislas agrippaient celles d’Irène, qui lui tapotait les joues avec les mains, et continuait :

— Un baiser où tu adores les appliquer, pour ta récompense.

Elle se levait debout sur le divan, lui montrait son cul ; il le saisissait avec des mains frémissantes, collait une longue caresse sur la raie ; elle lui échappait pour revenir s’emparer de la queue, l’enfouir dans sa bouche, et multiplier son jeu.

Lorsqu’elle le sentit à point, elle s’arrêta, et debout, lui dit :

— Voilà le grand moment, Stani, nous allons monter sur le lit, et tu vas me tirer dans la bouche, comme si tu me tirais par devant ou par derrière.

— Te tirer... par la bouche !

— Suis-moi, tu sauras vite le faire.

Elle se coucha, la tête un peu au-dessous de l’oreiller, lui commanda de s’agenouiller au-dessus d’elle, et quand ils furent ainsi, elle se glissa encore davantage sur le lit, de façon qu’il se trouva à hauteur voulue, lui enroula la taille de ses bras, attrapa la queue sur le bord des lèvres, et murmura :

— Va maintenant, pousse, c’est dans ma bouche qu’elle s’engouffrera, et tu jouiras bientôt.

Ce qui se passa fut quelque chose d’inouï et d’inimaginable.

La queue dans la bouche de sa femme, Stanislas obéit à l’indication et fit le simulacre de la possession, un peu gêné par l’absence du buste féminin qu’il n’enlaçait pas, mais absolument englué dans la queue, les couilles, les cuisses, les jambes, les fesses, par les manœuvres d’Irène.

Irène, la queue de son mari agissant sur sa bouche, s’appliquait à la serrer entre ses lèvres, à la velouter de sa salive et à la masturber du gosier, des dents, de la bouche, prenant la suprématie sur la sensualité de son mari, expédiant les doigts vers ses fesses et ses couilles, où ils se multipliaient par de folles pattes d’araignée, lançant les jambes autour des siennes pour l’enserrer et peser sur son moral.

Parfois la queue enragée courait sur tout le visage d’Irène, les poils du ventre venaient la chatouiller dans les narines, la piquaient vers les yeux : la bouche faisait alors la pompe aspirante, se plaquait sur le ventre comme une ventouse ; la queue s’humectait, descendait, entrait d’elle-même en plein gosier, battant de ses secousses les lèvres, ouvertes pour la recueillir.

La volupté s’accentua, le jus s’élança, pas une goutte ne tomba sur les draps ; tout, tout, elle l’absorba, se tordant dans un spasme violent, où elle se gratta le bouton avec une rage passionnée.

Promptement dégagée de dessous les jambes de Stanislas, elle vint lui lécher les fesses et toute l’épine dorsale avec une telle vigueur et une adresse si consommée, qu’il rebanda sur le champ et d’une voix rauque, cria :

— Ta bouche, ta bouche !

— Tourne-toi, répliqua-t-elle.

Il vira sur le dos, la vit accroupie au-dessus de lui, les yeux en feu, il la sentit saisir la queue de la main, la planter droite vers sa bouche, le jet partit de nouveau ; il lui sembla qu’il mourait, que ça ne s’arrêtait pas, des lourdeurs pesèrent sur son cerveau, il s’évanouit presque : il aperçut comme dans une ombre, la tête de sa femme collée sur sa virilité ; il éprouva des chaleurs humides et des fraîcheurs sèches, à mesure que les lèvres insatiables de la jeune femme, malgré la jouissance survenue, poursuivaient leur terrible œuvre de résurrection du mâle.

Il perdit connaissance, il n’ouvrit les yeux qu’au matin : sa femme dormait paisiblement à son côté.




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