Extrait de Trente ans

De BiblioCuriosa.

Extrait de / Excerpt from : Trente ans.


On frappait à sa porte.

En pyjama elle alla ouvrir : Marie-Jeanne pénétra dans la chambre et donna un tour de clef dans la serrure.

— Quel vilain temps, Marie-Jeanne !

— Oh ! Madame, cela va se lever avec la marée ! Monsieur et Madame sont partis au marché avec la voiture ; ils ne seront pas de retour avant une grande heure. Alors... j'en ai profité pour...

— Venir recevoir votre petite correction ? termina Irène en retirant son veston de pyjama : ce qui découvrit deux bras blancs et robustes, et dont elle s'amusa à faire saillir les biceps pour épouvanter la suppliciée volontaire.

Mais celle-ci baissa la tête et rougit sans répondre.

Irène la fit s'agenouiller sur une chaise, placée en bonne lumière, comme Mathilde s'était agenouillée, la veille, sur les rochers. Depuis longtemps sa mise en scène était prête. Elle leva la robe de grosse étoffe brune qu'elle épingla fort haut sur les épaules, puis le jupon blanc. Un pantalon de toile apparut : contenant moulant un contenu rebondi. Irène ne se donna point la peine de chercher s'il était fendu ou non, dénouant rapidement la coulisse du vêtement au creux chaud du ventre, elle l'abattit sur les talons de Marie-Jeanne, et leva la chemise, dernier voile, froissé, qu'il lui fallut extraire d'entre les deux cuisses serrées où il avait été ramené pour la défense d'une pudeur bien en danger.

— Vous êtes bien pudique ce matin ! sourit Irène encerclant la taille de Marie-Jeanne de son bras gauche pour mieux faire saillir encore le gros séant : pensiez-vous que j'allais vous fesser et sur votre chemise et sur votre pantalon ? Voilà qui va vous détromper.

Et flac ! les cinq doigts de la Parisienne s'imprimèrent en rose sur la joue droite.

Les genoux de la bonne se serrèrent, ses muscles se contractèrent... flac ! la joue gauche était marquée à son tour.

Le séant eut un petit tremblement, puis s'immobilisa, les deux joues rapprochées, aplati presque.

Le champ était ferme, creusé de deux petites fossettes au-dessus des reins. Les traces roses s'estompaient. Elle les raviva d'une série de claques sèches équitablement distribuée sur l'une et l'autre joue, frappant bas pour mieux faire bondir les deux hémisphères ; puis, sans préparation, se saisissant de la verge dissimulée à proximité sous un journal déployé elle l'appliqua en travers des reins. Les fossettes s'accentuèrent, la croupe s'offrit toute.

C'est ce que voulait Irène.

Maintenant sa victime dans cette position à l'aide de sa main gauche glissée sous le ventre, elle fouetta à coups hâtifs.

— Ouille ! ouille ! gémit Marie-Jeanne ; plus... plus... ça... brûle !

Et glissant en bas de la chaise, elle se mit à bondir au travers de la chambre, tenant sa croupe enflammée à deux mains.

Irène, à coup de verge sur les cuisses nues et les mollets recouverts des bas, la força à se dépêtrer du pantalon enroulé autour des chevilles, et la poussa le nez en avant sur le lit défait.

Gémissante, Marie-Jeanne s'y écroula, les pieds touchant à peine le tapis, la croupe bien en évidence.



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