Extrait de L'Ardente tutelle

De BiblioCuriosa.

Extrait de / Excerpt from : L'Ardente tutelle.


L'esclave, entièrement nu, fut traîné dans une salle de punitions et attaché par terre, sur le dos, les mains et les pieds passés dans des anneaux rivés au sol.

— Il faudrait le bâillonner, suggéra Jacqueline.

— Mais non, petite fille, répliqua Maud, il y a un moyen bien plus simple : assieds-toi sur sa figure.

— Moi ? m'asseoir sur sa figure ? mais je vais l'étouffer, fit en riant la jeune fille.

— Pas du tout ! cela se fait beaucoup avec les esclaves, et c'est un excellent moyen de les mater. Tu n'as qu'à soulever ta jupe et t'asseoir bien au milieu ; de cette façon, son nez ne sera pas écrasé, et il pourra respirer.

Amusée, Jacqueline s'approcha de l'esclave. Soulevant sa jupe, elle dévoila une croupe adorable, serrée dans le petit pantalon de soie au point de le faire craquer. Sans gêne aucune, elle se baissa, au risque de faire éclater la petite culotte, et le visage de Michel fut transformé en siège vivant.

Aussitôt, la femme de chambre et la « chauffeuse » commencèrent à manier leurs lourds fouets à chien. Les lanières tracèrent sur le torse des sillons sanglants, retombant avec une cadence parfaite, scandée par les soupirs des flagellantes. A chaque coup répondait une plainte, étouffée par le poids de Jacqueline. Cette dernière, les yeux brillants, haletante, suivait avec passion cette correction cruelle, se trémoussant sur son siège humain, sans souci de le meurtrir. Et quand elle se releva, ce fut pour dégager le visage ruisselant de sueur, crispé de souffrance de Michel Desterjac, soumis sans limites aux caprices de sa nouvelle maîtresse.

— A moi ! fit Jacqueline sans pitié. Attachez-le au mur !

Vivement délié, Desterjac dut se lever et se mettre face au mur, où il fut de nouveau attaché par des anneaux.

Alors, avec une cruauté inouïe, Jacqueline commença à le cravacher.

La jeune néophyte maniait la cravache avec une dextérité remarquable, digne des despotes les plus raffinés.

Majestueusement belle, la blonde enfant secouait ses cheveux d'or dans un mouvement endiablé. Elle cinglait, haletante, ivre de rage et de volupté. Elle s'arrêta soudain pour arracher sa jupe et son corsage. Seulement vêtue de sa culotte et de son soutien-gorge, Jacqueline reprit sa correction. Et la croupe de l'esclave fut bientôt couverte de sang.

Jacqueline aurait frappé encore si Maud n'eût arrêté son bras.

— Doucement, petite, tu vas le tuer ! gronda-t-elle.

A regret, la jeune fille abandonna la cravache qui lui avait si bien servi.

— Et maintenant, annonça-t-elle, comme cet esclave est ma propriété, je l'emmène dans ma chambre, où je l'attacherai pour la nuit.

On détacha le malheureux Michel et l'on enferma son séant ensanglanté dans une culotte de caoutchouc noir, si serrée qu'elle lui entrait littéralement dans la peau. Ses poignets furent enchaînés et il dut suivre la jeune maîtresse, après avoir baisé humblement les pieds d'Olga et de Raymonde, en remerciement de leur cruelle correction. Jacqueline avait négligé de remettre sa robe.

L'esclave marchait derrière elle, et ne pouvait s'empêcher d'admirer avec une étrange ivresse la jeune dominatrice qui avait tous pouvoirs sur lui.

Ses cheveux blonds, rejetés en arrière, échevelée par l'effort de tout à l'heure, la jeune fille gravissait l'escalier. Sa culotte de soie moulait ses hanches pleines ; à chaque marche, l'étoffe légère plaquait, s'insinuait dans l'intervalle des fesses, révélant de la plus intime façon les charmes de la jolie Jacqueline. Et Michel, qui suivait, tenait les yeux fixés sur ce charmant postérieur dont ses lèvres avaient senti le contact : en son cerveau déséquilibré, le masochisme, de plus en plus, marquait son empreinte. Desterjac se sentait l'esclave de Jacqueline, sans restrictions.



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